FichesEdu
EDU - Introduction à GNU/Linux
TABLE DES MATIERES
IMPORTANT
- J'ai recompilé ici les EDUs d'introduction à Gnu/Linux jadis parus comme sept fiches individuelles sur Yahoogroupes.
- Voici donc l'EDU des EDUs, celui qui m'a mis la puce à l'oreille pour continuer à en écrire d'autres de temps en temps, pour aider rapidement et surtout dans un langage facile à comprendre.
- A vous qui vous sentez partant pour apporter votre propre petite pierre en écrivant quelques EDUs, n'hésitez pas: le langage simple, non littéraire, permet de mieux encore aider les novices. Le wiki vous permet de contribuer!
O. La Rosa.
===Edu0===
[CarrefourBLinux] edu: INTRODUCTION AUX "EDUs", par OSvaLdo:~# La Rosa
...Apres les X-files les EDU-files Linux...
Quelle est l'idee derriere cette initiative?
- Linux, au depart, cela fiche plutot la trouille; alors, c'est par la voie
educative que je crois pouvoir montrer a quel point on s'imagine trop de
choses negatives, -a tort donc-, pendant qu'il suffit de vouloir apprendre,
tout simplement.
- Les fichiers "edu" ne pretendent EN AUCUN CAS remplacer les HowTo's, ni les
ManPages, ni les bouquins et manuels vendus ou gratuitement disponibles sur
Internet: il s'agit de "vulgariser" une information basique jugee
technique par les novices, afin que ceux-ci puissent "y voir plus clair"
:-) et progresser rapidement.
- l'education/initiation a Linux fais partie des objectifs du forum
Carrefour BLinux, il est donc normal que cela fut mis en pratique: cqfd!
Comme je suis/reste ouvert a la critique, et que les "edus" peuvent tres
bien contenir des erreurs ou une information incomplete, j'invite le
lecteur -membre ou externe au Carrefour BLinux- a soumettre toute
suggestion ou rectification a l'adresse:
olr@audiobraille.org
Si vous trouvez que le travail effectue par les membres du forum
Carrefour BLinux vous apporte l'aide dont vous reviez, contribuez alors a
faire connaitre NOTRE mailingliste: au plus nous serons a nous interesser
a (B)Linux, au plus tout le monde pourra beneficier d'un point de repere
en la matiere lors de problemes d'installation, de configuration, etc.
Si vos connaissances presentes ou acquises vous permettent de participer
activement a l'initiative "edu", n'hesitez pas a prendre contact avec
nous:
carrefourblinux-owner@yahoogroups.com
Pour devenir membre du forum, rendez-vous sur:
http://www.egroups.fr/group/carrefourblinux
Vous pouvez egalement envoyer un message a l'adresse:
carrefourblinux-subscribe@egroups.com
Enfin, ne jetez pas ce vieux PC, ni votre vieille barrette braille:
redonnez-lui vitalite et efficacite, avec LINUX!
OSvaLdo:~# La Rosa
http://www.audiobraille.org/
Moderateur de la liste de diffusion Carrefour BLinux
Petite legende:
- les ajouts par des tiers sont en annexe, les messages sont separes
par "---"
- le signe (?) indique qu'il existe des renvois a l'interieur du present
"edu", par ex. (1), (2), (3), etc.
BONNE LECTURE!
COPYRIGHT(C)
============
*ATTENTION*, je declare les fichiers "edu" libres de tout Copyright;
il vous est autorise de copier, pour vous-meme ou pour un tiers, de
reposter par E-mail ou par fax, voir en braille ou ecriture ordinaire,
d'imprimer ou rediriger sur tout support de toute nature,
POUR AUTANT QUE LES CONDITIONS DU FDL - FREE DOCUMENTATION LICENSE, SOIENT
APPLIQUéES.
===Edu1===
[CarrefourBLinux] edu: qu'est-ce que Linux?
...Apres les X-files les EDU-files Linux...
Ne dites jamais a un "vrai" linuxien pure souche que Linux est un Systeme
Operatoire:
Linux est un systeme, dit "Posix", et l'on doit plutot considerer
qu'en parlant de Linux on ne parle que du coeur du systeme, a savoir le
"kernel". Cependant, le coeur n'est pas le corps...
Lorsuqu'on parle d'un O S Linux, on parle en fait de "GNU/Linux", ceci est
le terme exact.
La nuance est importante, bien qu'il ne faut pas se fatiguer a ecrire
GNU/Linux: nous sous-entendons que Linux == systeme / l'ensemble, bref
GNU/Linux quoi!!!
Il y a aussi toute une approche philosophique autour de ce terme precis,
lisez plutot l'info sur http://www.gnu.org/ pour y voir plus clair.
Mais ne frappons jamais quelqu'un sur la tete parce qu'il parle de Linux et
sous-entend GNU/Linux...
Sachez aussi que Unix n'est pas un systeme libre, Linux lui l'est bel et
bien, cela a a voir aussi avec cette denomination precise defendue par la
GNU.org/
D'autres systemes Posix sont aussi par ex. BSD et Solaris.
Au depart, Linus Torvalds (ce genial finlandais) a voulu creer quelque
chose qui serait publique, gratuit et libre (donc livre avec le code
source). Torvalds est le pere du moteur de Linux (en terme tech: le
kernel).
Mais pourquoi parle-t-on toujours de toutes ces "distributions"?
Quelques uxiens se sont donne la peine de creer quelque chose AUTOUR du
noyau de Linux, on peut dire que la demarche est similaire au bon vieux
DOS:
si le DOS devait se resumer a Command.com, Io.sys et Msdos.sys, avouez
qu'on n'irait pas loin. C'est ainsi que sont nees les commandes externes,
dues a l'ajout d'outils tels Xcopy, Attrib, et les autres que vous
connaissez deja.
La distribution est bien plus qu'un amas supplementaire de "commandes", il
s'agit carement d'une architecture specifique pour chaque "version".
C'est cette architecture et ses particularites qui font qu'il y ait souvent
entre linuxiens une "guerre de religion". C'est malheureusement aussi cette
difference entre les diverses distributions qui fais que parfois vous allez
recevoir un conseil pour resoudre un probleme donne, et qu'en fait vous
allez simplement:
- soit detruire quelque chose,
- soit ne pas trouver le/les fichiers dont on vous parle.
Un bon conseil: lorsque ailleur sur une mailingliste ou un forum newsgroup
vous posez un probleme, n'oubliez pas de preciser le nom de la distribution
que vous utilisez.
Un cas concret: j'ai deja recu des reponses qui se sont averees
inutilisables, car donnees par un utilisateur Mandrake, alors que j'utilise
Debian. Prudence, encore une fois.
Enfin, lisez l'info sur le site http://www.gnu.org/ pour bien comprendre
qu'il faut parfois (normalement toujours) parler de GNU/Linux lorsuqu'on
parle du O S Linux, et pas du kernel.
Parcontre, sachez que toutes les distributions utilisent un seul et meme
kernel. Actuellement, le kernel 2.5.? est en developpement, les kernels
2.4.? etant ceux disponibles au moment de la publication de ce document
edu.
Pour en savoir plus sur le kernel Linux, rendez-vous sur le web, a
l'adresse: http://www.kernel.org/
Le kernel fourni avec la Debian (http://www.debian.org/) 2.2 R0 Potato
est le 2.2.16.
Par une mise a jour rapide on peut passer a un kernel plus recent.
Y a-t-il donc des choses stables et instables sous Linux? Oui, tout a fait,
je vous propose de vous l'expliquer dans le prochain fichier edu.
===Edu2===
[CarrefourBLinux] edu: kernel stable-instable, principe Linux stable
Comment cela, instable? On n'arrete pas de dire que Linux est
super,... et super-stable ??? !!!
Rien a craindre, et "instable" ne signifie pas pour autant que votre becanne
plante a tout bout de champs; il s'agit ici du kernel, qui existe -tout
comme les applications en cours de developpement- en une version "dite
instable".
Le kernel, dont vous pouvez lire plus d'infos et telecharger la derniere
version via http://www.kernel.org/
est designe par une numerotation en trois parties: x.y.zz.
Que doit-on retenir sans nous lancer dans un debat technique:
- les kernels dont le chiffre central est pair sont des versions stables;
ainsi un kernel 2.0.36 est stable, un 2.2.17 est stable, mais parcontre un
2.3.10 ne l'est pas, ni un 2.4.3beta99 (vu que c'est du beta);
Notez que le kernel 2.2.5, sense etre stable, a pourtant souvent ete
qualifie de problematique (cf. utilisateurs RedHat 6.0).
Entretemps, nous en sommes a la version 2.4.? au moment de la publication
de ce doc edu;
- le kernel dont le chiffre central est impair, est une version de
developpement, c'e-a-d dont la fiabilite 100 % n'a pas encore ete testee/est
en cours de test/ne peut etre garantie.
De meme, pour les applications en developpement, l'on voit parfois des
numerotations dans le genre 5.03.2dev8, cela saute donc aux yeux que le
terme "dev" a trait a la nature de l'app, et indique a ce moment-la
clairement qu'il s'agit d'une version encore en developpement.
Cependant, les applications ne suivent pas specialement la numerotation
suivie pour le kernel; l'auteur d'une app determine l'"appelation".
Un exemple de denomination d'une application courante:
Lynx, http://lynx.browser.org/ dont la version 2.8.4dev7 nous indique bien
qu'il s'agit d'une version en dev, malgre le chiffre 8 en deuxieme
position.
Le principe de stabilite est un concept important a comprendre
lorsqu'on se lance dans l'aventure Linux; cela permet de faire des choix en
connaissance de cause; ce qui parait etre un luxe sous M$ n'est qu'une
exigence minimum sous Linux, mais ici la stabilite est possible:
pour determiner un choix de distribution Linux, il est important de choisir
selon ce critere de stabilite.
Ainsi, il est bon de savoir que par ex. SuSE n'hesite pas a inclure des
versions dev d'applications a sa distribution; commercialement cela
signifie que SuSE est a la pointe du progres, mais du point de vue de sa
stabilite, une telle option ouvre la porte a d'eventuels problemes, bien que
rares.
A l'oppose des versions orientees "dernier cri", -SuSE n'est pas la seule,
on pourrait aussi citer Mandrake-, on peut obter pour une version dont la
stabilite est REPUTEE QUASI 100 %: la version dite "de pro" en la matiere
est Debian: ici, le but poursuivit est d'offrir UNIQUEMENT un kernel + des
applications TOUTES stables, mais parfois pas excessivement recentes.
Debian ne sort non plus pas autant de CD-ROMs que les autres distributions,
simplement parce que son developpement est fait par le public et non par des
developpeurs remuneres (ce n'est pas un mal d'etre remunere...), et parce
que Deb reste fidele a sa philo de stabilite "avant toute chose".
Le jeu pour cette derniere distribution consistant aussi a ne faire de mises
a jour que de "stable vers stable"; expliquons:
avec une Deb on peut faire la mise a jour des packages via le net,
simplement en se connectant, puis en utilisant apt, et des commandes du
style:
apt-get update (qui va d'abord aller rechercher la liste des packages Deb
des mises a jour),
apt-get install NomDeLApp (qui va aller rechercher les fichiers
correspondants, les deballer et configurer automatiquement),
ou encore
apt-get upgrade (qui fais un upgrade total).
Dans toutes ces manipes, la regle d'or pour une Debian est TOUJOURS:
- qu'on ne va jamais mettre a jour un paquet stable s'il n'existe pas une
nouvelle version stable de ce meme paquet,
- l'integrite du systeme est testee automatiquement, et Deb refusera de
recouvrir un paquet stable par quelque chose qui va mettre le systeme en
danger.
Deb, Slack, SuSE, RH ou Mandrake: visitez la page http://www.linux.org/
pour determiner la distribution qui convient a l'usage que vous souhaitez
faire de Linux.
Juste encore deux mots sur le kernel:
- si vous voyez dans l'arborescence Linux un fichier denomme vmlinuz
il s'agit la bien du kernel;
- cela n'a pas d'importance que l'on utilise un kern 2.0.36 ou plutot un
2.2.13 avec une distrib recente, le tout tourne harmonieusement;
(mais attention, ce n'est pas pour rien que de nouveaux kernels sortent:
si vous souhaitez faire de l'ADSL, par exemple, et que vous voulez etre
sur d'avoir un kernel supportant de multiples protocoles, il est plus
judicieux d'opter pour un kernel 2.4.? qu'un plus ancien);
- pour eviter des problemes de reconnaissance hardware ou pour etre
certain de la fonctionalite de certains drivers/fonctions, il est
egalement recommande d'utiliser de preference un kernel recent.
En conclusion:
comme vous le voyez, TOUT est fait sous Linux pour garantir la stabilite et
viabilite du systeme, qui en principe ne dois PLUS JAMAIS etre reinstalle, a
moins d'une connerie monumentale, ou la mort du disque dur ... dont je
parlerai dans un prochain "edu".
===Edu3===
[CarrefourBLinux] edu: Linux, les quelques premieres surprises
La premiere chose qui surprend lorsqu'on lis ou entend parler de Linux,
c'est le fait qu'il faille entrer sur le systeme;
c'est bel et bien ainsi: au demarrage de Linux, a un moment donne vous
tombez sur le prompt "login: ",
il vous faut alors donner votre nom d'utilisateur ou entrer en tant que
"root".
Apres avoir entre votre login, vous verrez le prompt "password: "
et logiquement vous devez entrer votre mot de passe.
Apres cette etape, vous etes sous Linux.
Le pourquoi d'un tel systeme est facilement expliquable:
Linux c'est un peu comme le reseau de la maison, donc sur un meme pc on
peut avoir plusieurs utilisateurs (plusieurs comptes), separes
hermetiquement les uns des autres, meme s'ils sont tous presents sur la
meme becanne.
Et ici vient le second choque: le prompt ne ressemble en rien a celui
qu'on a d'habitude sous DOS. Et pour cause:
selon que vous etes "root" ou "user" vous verrez quelque chose comme:
darkstar:~#
ou
$
ou encore vous@darkstar:~$ (utilisateur sous la Deb 2.2 Potato:
aldo@bluestar:~$ ).
Le prompt sur une RedHat est encore different. Mais le prompt est adaptable
suivant vos preferences esthetiques.
Quelle est la signification de ce prompt?
Retenez tout simplement que "darkstar" (ou autre) est le nom de la bete,
le nom de bapteme de votre pc, qui est choisi lors de l'installation de
Linux.
Le reste est une fantaisie, si ce n'est que le signe # est utilise pour
indiquer que vous etes logue en tant que "root", tandis que le signe $
(Dollar) indique que vous n'etes qu'un utilisateur.
...Parce que comme ca on peut etre un utilisateur normal et un utilisateur
autre que normal sous Linux?
Mmm, si on puis dire; expliquons:
- l'utilisateur user, par ex. fred ou aldo ou (vous) a bien acces au
systeme, mais il est limite dans ses maneuvres et n'a pas non plus toutes
les priorites quant a l'administration du systeme, (sauf si root confere a
un ou plusieurs utilisateurs des privileges precis);
- root est donc le big boss, le gestionaire du systeme; il peut effectuer
toutes les maneuvres, meme detruire le systeme (un soir d'ivresse
accentuee :-) ).
Tant le prompt -dont nous venons de donner un exemple- que les noms
et mots de passe d'utilisateurs peuvent etre crees et modifies pas root.
Quel nom donner a sa machine?
...Aucune importance; le nom "darkstar" revient tres souvent, ce qui ne
vous empeche pas d'appeler votre pc "saturne" ou "redstar" ou "hal" ou
"mike"...
Le signe $ vous indique votre grade d'utilisateur lambda, qui n'a pas les
memes priorites que root; ceci dit, si l'utilisatuer utilise la commande
su root et entre le mot de passe de root, il a des lors les memes priorites
que root.
Avec exit il reviens a l'etat de "user".
Enfin une autre surprise:
sous Linux il n'existe pas C:> mais il existe bien le repertoire "/home":
il s'agit de votre repertoire par defaut, donc:
si vous etes l'utilisateur max, votre repertoire home est /home/max,
votre frere linus a lui le repertoire /home/linus,
et votre seur martine /home/martine
...
L'utilisateur a la possiblite d'effectuer toutes les operations qu'il
veut dans le repertoire home, et tout ce qui est en-dessous.
Le repertoire home est celui auquel on peut par ex. revenir a pratir
de n'importe quel endroit; il suffit de taper la commande: cd
ce repoertoire sert aussi de repertoire de reference; lorsque par ex. vous
sauvez un fichier attache depuis Pine (client E-mail), le fichier est
sauve sous /home/utilisateur/fichier.???
===Edu4===
[CarrefourBLinux] edu: le mode multitache sous Linux
La plupart des personnes non-voyantes qui commencent a s'interesser a
Linux decouvrent bien vite que debuter sous ce fabuleux systeme n'est pas
si evident;
oh biensur il y a l'apprentissage du fonctionnement et du concept du
systeme, mais ce n'est pas de cela que je veux parler ici:
il y a a cote aussi et surtout les obstacles rencontres sur le chemin de
Linux...
e.a. le probleme recurent semble bien etre celui de la compatibilite de
"sa" barrette braille avec Linux;
les outils en la matiere portent des noms comme:
- Brltty, compatible avec plus d'une dizaine de types de barrettes,
- Jabt, compatible avec les alva serie 3 et 4,
- Brass, compatible braille et synthese vocale.
Mais que faire lorsqu'on est sur que sa barrette n'est pas compatible?
Une des solutions apparement souvent envisagee par les non-voyants en mal
de Linux, est la connexion telnet (shell account), ou alors, plus bon marche,
une connexion pc-vers-pc, offline, bien tranquillement chez soi.
Si l'option compte shell vous interesse, visitez les liens a ce sujet sur
le site http://www.bru-noc.net/~osvaldo/
Pour du pc-to-pc, concretement:
depuis votre premier pc, ou depuis votre pc local, via une application
telnet pour DOS ou via le telnet de Window$, ou encore via une carte
reseau, vous entrez sur un autre systeme; la vous donnez vos commandes
depuis votre "terminal", tandis que l'operation s'effectue bien sur la
seconde machine (machine esclave).
Ce systeme a un avantage:
il vous permet sans le moindre souci de compatibilite ni celui de
l'installation, d'acceder a l'environnement Unix ou Linux, selon le systeme
en vigueur sur la deuxieme machine.
Le systeme a aussi un desavantage majeur: vous ne pouvez profiter
de la flexibilite du multitache en ouvrant de multiples consoles.
D'ou, en finalite, tout l'interet de parvenir, que ce soit avec l'aide
d'un ami, ou celle de votre GUL local, a installer Linux sur votre becanne
perso.
Des lors vous pourrez entrer sur la machine en tant que root ou en tant
qu'utilisateur, et ce en ouvrant de multiples consoles.
Ouvrir une autre "fenetre" est un jeu d'enfant sous Linux:
lorsque vous entrez la premiere fois sur le systeme, c'est tty1 qui est
ouverte par defaut;
vous souhaitez ouvrir une deuxieme console:
alt f2 puis votre login: et votre password: et c'est fait;
oh, encore une console?
alt f3 login: et password:
(note: c'est bien Linux qui tout seul prompte le message de login et de
password, ici j'ai simplifie l'exemple).
Une fois ouvertes ces trois consoles, pour sauter d'une "fenetre" a une
autre: alt f? ni plus ni moins.
Ainsi, sur tty1 vous pouvez tres bien etre en ligne avec Lynx, sur le
site xxx.yyy.zz
pendant que sur tty2 vous etes deja dans Pine entrain de rediger un mail,
et que sur tty3 vous observiez dans l'editeur Joe un texte que vous veniez
de detacher d'un mail
... zap zap zap... c'est aussi simple et efficace que cela... des
que vous voulez passer d'une application en cours a une autre, vous utilisez
alt f?
De meme, pour refermer une console, vous utilisez la commande exit
Linux est configure de facon standard pour pouvoir ouvrir maximum six
consoles; rien ne vous empeche cependant d'etendre cette facilite jusqu'a
24 consoles si cela vous plait...
Reste a savoir si apres cela vous vous y retrouvez encore!!!
===Edu5===
[CarrefourBLinux] edu: mounter et unmounter
(?)
Sous Linux, pour pouvoir "dialoguer" avec un appareil peripherique
(disque dur ou lecteur de disquette, ou encore CD-ROM), il faut monter le
device en question;
j'utiliserais en Francais le mot "ancrer" qui sans aucun doute correspond le
plus a l'image qu'on doit se faire de cette operation.
Donc, (1) par exemple, vous voulez recopier un fichier de votre station
sur disquette, histoire de l'emporter avec vous pour usage sur une autre
station, Linux ou DOS/Win:
- il vous faut monter "to mount" la station floppy;
- sous le repertoire /tmp de Linux, vous pouvez creer un repertoire,
"floppy" par exemple; la commande a utiliser est: mkdir nomdurepertoire, un
peu comme sous DOS;
donc (2) avec mkdir /mnt/floppy le repertoire en question est cree;
- ensuite, apres avoir place la disquette de destination dans le lecteur
3.5-pouces, on mounte avec la commande: mount -t vfat /dev/fd0 /mnt/floppy
(fd0 c'est le tout premier lecteur de disquettes, et le type vfat est
applicable sur un floppy ou sur votre disque dur).
- A partir de la, tout ce que vous copiez vers /mnt/floppy atterira sur
votre disquette. Pour autant, ca n'est pas fini, si vous avez termine les
operations de copie et autres, vous devez recouper les amares avec floppy,
par la commande: umount /mnt/floppy
((3) si vous oubliez de unmounter, il se peut que vous ayez une mauvaise
surprise plus tard, a la relecture de cette meme disquette sur une autre
station...)
OSvaLdo:~# La Rosa
Carrefour BLinux Mod
http://www.audiobraille.org/
http://www.bru-noc.net/~osvaldo/
Copyright, cf. edu0.txt
---
From: Denis Barbier <barbier@imacs.polytechnique...>
Date: Fri, 26 Jan 2001 15:13:58 +0100
Re: [CarrefourBLinux] edu: mounter et unmounter
On Fri, Jan 26, 2001 at 02:44:51PM +0200, audiobraille@bxlug.org wrote:
> sous Linux, pour pouvoir "dialoguer" avec un appareil peripherique
> (disque dur ou lecteur de disquette, ou encore CD-ROM), il faut monter le
> device en question;
> j'utiliserais en Francais le mot "ancrer" qui sans aucun doue correspond le
> plus a l'image qu'on doit se faire de cette operation.
>
(1)
> par exemple, vous voulez recopier un fichier de votre station sur
> disquette, histoire de l'emporter avec vous pour usage sur une autre
> station, Linux ou DOS/Win:
> - il vous faut monter "to mount" la station floppy;
[...]
La connaissance de cette commande rend parfois de grands services, mais
dans le cas present, il existe une autre solution beaucoup plus simple,
qui consiste a utiliser les mtools: mdir, mcopy, mdel, mformat...
Ces outils permettent de converser avec une disquete formattee MS-DOS.
---
From: Raphy-Stoller <raphy@bissymo.n..>
Date: Fri, 26 Jan 2001 15:27:43 +0100
Re: [CarrefourBLinux] edu: mounter et unmounter
Le ven, 26 jan 2001, vous avez écrit :
(2)
> donc avec mkdir /mnt/floppy le repertoire en question
> est cree;
Il me semble que toute les nouvelles distrib prevoient des points de
montage (ancrage) dans /mnt
(3)
> (si vous oubliez de unmounter, il se peut que vous ayez une mauvaise
> surprise plus tard, a la relecture de cette meme disquette sur une autre
> station...)
Ne retirez pas une disquette montee (ancree) du lecteur sans l'avoir
demontee sous peine d'avoir de mauvaises surprises.
===Edu6===
[CarrefourBLinux] edu: l'importance des attributs sous Linux
Linux, comme tous les systemes, contient quelques ecueils, mais s'ils
sont portes des le debut a votre connaissance, vous vous en souviendrez
des que vous rencontrez un probleme donne.
Les attributs, connus du DOS, ont ici sous Linux une bien plus grande
importance: en effet, selon les attributs que l'on donne a un fichier ou
repertoire, celui-ci sera accessible a tous, ou pour root et user et pour
le groupe d'utilisateurs locaux, ou uniquement pour root et user.
Avez-vous deja rencontre sur internet le message d'erreur "prohibited" ou
quelque chose de ce genre: il se peut que la page web recherchee existe
bel et bien, mais que le repertoire dans lequel se trouve cette page vous
soit interdit d'acces.
Si le webmaster modifie l'attribut du repertoire en question, il peut a
nouveau vous donner acces a ce repertoire, et donc a la page en question.
De meme que sous DOS nous connaissons les attributs "h", "r" et "s", nous
rencontrons sous Linux les attributs "r", "w" "x":
r: read w: write x: executable
Ce dernier peut paraitre etonnant, mais les linuxiens avertis connaissent
bien les consequences dues a l'ommission de cet attribut, par exemple
lorsqu'on cree un script (disons un batch pour utiliser un terme dossien).
Si le fichier n'est pas "x", il n'est simplement pas un fichier
executable.
Car il faut savoir que sous Linux, ce n'est pas le nom "bidule.exe" ou
"vas-y-tux.bat" qui rend le fichier executable, mais bien le marquage par
l'attribut "x". Ainsi, si je cree un script "aldonux" et que je lui donne
l'attribut x, il devient executable, son nom ni l'extension n'a
d'importance.
L'operation que j'effectue pour rendre aldonux executable est:
chmod +x aldonux
Mais je pourrais tres bien par une seule commande utilisant un nombre
rendre un fichier lisible (r), modifiable (w) et executable (x) a tous les
niveaux.
Des niveaux, quels niveaux?
Il existe trois niveaux de permission pour un fichier ou repertoire sous
Linux:
"ugo" ou user - group - other
Ces trois niveaux sont representes par trois blocs de "rwx" l'un a cote de
l'autre, visibles avec la commande ls -l
et ces trois attributs peuvent etre mis en position "on" ou "off".
Petit exemple:
-rwx------ autrement dit:
- (il s'agit d'un fichier, pas d'un repertoire), puis
rwx (le fichier est lisible, modifiable et executable au niveau user),
puis
--- (mais pas pour le groupe), et enfin
--- (certainement pas pour other).
Les attributs sont redonnes sur la partie gauche de l'ecran lorsque vous
tapez la commande "ls -l", qui equivaut a dir (avec plus d'infos
cependant).
Exemple concret:
qu'y a-t-il comme fichiers et leurs attributs dans le repertoire actuel?
Je tape ls -l et voici ce qui s'affiche a l'ecran:
total 52
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 14:11 test.txt
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test1.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test10.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test11.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test12.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test13.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test14.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test15.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test16.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test17.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test18.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test19.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test2.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test20.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test21.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test22.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test23.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test24.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test25.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test3.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test4.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test5.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test6.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test7.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test8.saf
-rwxrwxr-x 1 olr olr 1291 Feb 14 13:52 test9.saf
-rw-rw-r-- 1 olr olr 0 Feb 14 14:12 z
Comme vous le voyez a gauche, les attributs + l'indication "d" ou un
tiret "-" nous informent de la nature des fichiers du repertoire:
- constatons d'abord qu'il n'y a pas de sous-repertoires, sinon nous
aurions eu la lettre "d" en debut de ligne,
- tous les fichiers, sauf un, ont les attributs rw-rw-r--; traduisons:
read-write pour user et pour group,
et uniquement read pour other
- parcontre le fichier test9.saf est lui rwxrwxr-x:
read-write-executable pour user et group, et
read-executable pour other
Il est possible, et meme pratique lorsqu'on possede bien cette procedure,
d'octroyer du premier coup (par une seule commande) tous les "bons"
attributs au bon niveau; exemple:
chmod 775 test10.saf correspond a rwxrwxr-x pour le fichier dont il est
question ici.
De meme, chmod 644 fichier.txt equivaut a donner les attributs rw-r--r-- a
fichier.txt.
C'est du Chinois? Non; pour arriver a comprendre cette facon d'octroyer
les attributs d'un seul coup, imaginez remplacer les rwx par 421 (4, 2 et
1 donc), puis faites le compte, par niveau bien entendu:
-rwxr--r-- == -4214--4-- ou
-rwxr-xr-- == -4214-14-- ou encore
-rwxrwxr-x == -4214214-1
Un dernier exemple pour la route:
lorsqu'un repertoire ne vous est accessible que sous root, il se peut que
ce soit parce que le repertoire en question possede les attributs:
drwx------ Donc, constatez vous-memes que group et other n'ont aucun droit
d'acces; appliquez la commande chmod 777 au repertoire en question pour
donner les memes facilites au group et a other.
Tres important: si sous Linux il existe un root qui a tous les droits, et
des utilisateurs aux droits limites, ce n'est pas pour rien; donc evitez
de donner les memes droits a tous, sans quoi vous ouvrez vous-memes la
porte au hack et aux accidents involontaires.
Pour conferer a un utilisateur de facon temporaire les droits et
privileges de root, on peut utiliser la commande su root
===Edu7===
[CarrefourBLinux] edu: les commandes utiles pour root
(?)
Jusqu'a present, dans les "edu" qui ont precede, nous avons apris ce
qu'etait Linux, le kernel stable et instable, les distributions, le
prompt, les attributs et quelques autres principes et concepts.
(1) Il est desormais temps de passer aux commandes:
Le root est le maitre a bord, il a toutes les priorites, meme celle, s'il
ne prend garde, d'aneantir le systeme fraichement installe.
Cependant, vu le role de ce dernier, il est necessaire d'apprendre les
commandes que root a le droit d'utiliser.
Je me suis base sur un document trouve sur le site LinuxBe, le completant
ou le transformant la ou necessaire.
Les commandes utiles du root
(2) Devenons d'abord root si nous ne l'etions pas:
le prompt actuel est
aldo@hal:~$ ("hal" etant le nom que j'ai donne a ma machine)
La commande a utiliser est: su root
Au prompt Password: on entre le mot de passe de root
Le nouveau prompt est ou ressemble a:
hal:~#
Notons qu'il semble bien que le prompt puisse changer d'une distrib a une
autre. Je me base sur le prompt Debian 2.2, bien que tout soit modifiable
sinon ce ne serait pas Linux...
su:
Quelle est son utilite:
changer de compte utilisateur sans devoir utiliser
une autres console
Fonctionnement: su [-arguments] <user>
Exemple: su root
Exemple: su aldo
Astuce: su sans argument = su root
Ainsi, su tout seul donnera immediatement le prompt Password:
On gagne du temps.
Pour quitter le mode su root, on entre la commande: exit et root redevient
user (Cf. votre prompt, qui redevient :~$ au lieu de :~# ).
Ajouter/creer un utilisateur:
seul le boss du systeme est apte a autoriser quelqu'un d'autre a acceder
au systeme, ce quelqu'un d'autre est l'utilisateur, ou soi-meme, mais sans
les privileges du root (ceci a pour effet de proteger le systeme
des accidents et du hacking).
Pour ajouter un utilisateur, on utilise: adduser ou useradd
useradd:
Utilisation: création d'un nouvel utilisateur
Fonctionnement: useradd <nom de l'utilisateur> -m [arguments]
[-d répertoire personnel ]
Exemple: useradd -m bouh -d /home/bouh
ATTENTION: l'utilisateur bouh n'a toujours pas de mot de passe pour
rentrer sur le système. C'est avec passwd qu'on cree un mot de passe.
passwd:
Utilisation: modification d'un mot de passe pour un utilisateur
ou meme pour root
Fonctionnement: passwd [arguments] <user>
Exemple: passwd bouh
Changing password for bouh
Enter the new password (minimum of 5, maximum of 8 characters)
Please use a combination of upper and lower case letters and
numbers.
New password:*****
Re-enter new password:*****
Password changed.
Pour rappel, sous Unix/Linux, une lettre majuscule ou minuscule compte; il
est recommande de rester attentif, surtout dans de telles manipulations,
il serait tout de meme embetant de ne plus pouvoir entrer sur son propre
compte :-)
Et si l'on peut creer un utilisateur, on peut aussi l'ejecter.
userdel:
Utilisation: supression d'un utilisateur
Fonctionnement: userdel [argument] <user>
Exemple: userdel bouh
(3) L'amarage d'une station (disque dur, zip, cdrom) est egalement une
tache de root. (Re)voici en detail:
mount:
Utilisation: accéder (monter) un disque dur, un cd ou une
disquette
Fonctionnement: mount -t <arguments> <device> <répertoire>
Exemple: mount -t vfat /dev/hda1 /mnt/windaube
mount -t vfat /dev/fd0 /mnt/floppy
mount -t iso9660 /dev/cdrom/ /mnt/cdrom
mount /cdrom/ (équivalent à la ligne du dessus, si une
ligne existe dans /etc/fstab qui donne les paramètres par défauts)
umount fais le contraire de mounter. Il est bon de rappeler que
les donnees copiees vers votre floppy ou zip ne seront reellement stockees
(sauvegardees) sur le support qu'apres avoir effectue cette operation
umount
Donc (4) ne jamais oublier de unmounter
umount:
Utilisation: démonter/desamarer un disque dur, un cd ou une disquette
Fonctionnement: umount [-arguments] <répertoire monté>
Exemple: umount /mnt/cdrom
Il est tout de meme exagere de pretendre que Linux ou une application ne
plante jamais... Cela peut arriver, mais arrive rarement. Parcontre, une
commande a ete prevue pour "tuer" une application en cours: kill
Et afin de savoir quel processus on veut tuer, on utilise d'abord la
commande: ps
ps:
Utilisation: permet de voir les programmes ou les services qui
sont lancés à un moment donné.
Fonctionnement: ps [-arguments]
Exemple: ps
PID TTY STAT TIME COMMAND
165 3 S 0:00 -bash
1561 3 S 0:00 kedit
1797 5 S 0:00 /sbin/mingetty tty5
1862 6 S 0:00 /sbin/mingetty tty6
2069 p1 S 0:00 bash
2071 4 S 0:00 /sbin/mingetty tty4
2074 1 S 0:00 /sbin/mingetty --noclear tty1
2099 p1 R 0:00 ps
Remarque: a chaque fois qu'un programme est lancé il est toujours
associé à un numéro (numéro de process)
En utilisant kill et le numero du processus, on le tue.
kill:
Utilisation: permet la fermeture d'un programme (souvent quand un
programme déconne)
Fonctionnement: kill [-argument] <pid>
(PID = process id).
Exemples:
kill simple: kill 1561
kill guerrier: kill -15 1561
kill blaster: kill -9 1561
killall est une petite variante interessante.
killall:
Utilisation: permet la fermeture d'un programme à partir de son
nom
Fonctionnement: killall [-argument] <nom du programme>
Exemples:
killall simple: kill emacs
killall guerrier: kill -15 emacs
killall blaster: kill -9 emacs
Bonne root!
OSvaLdo:~# La Rosa
Carrefour BLinux Mod
http://www.audiobraille.org/
http://www.bru-noc.net/~osvaldo/
Copyright, cf. edu0.txt
---
From: Denis Barbier <barbier@imacs.polytechnique...>
Date: Wed, 28 Feb 2001 20:55:09 +0100
Re: [CarrefourBLinux] edu: les commandes utiles pour root
On Wed, Feb 28, 2001 at 09:39:35PM +0100, Osvaldo La Rosa wrote:
(1)
> Il est temps de passer aux commandes:
Il est toujours delicat de faire un resume succinct de ces commandes
riches, mais je me permets quelques ajouts, en esperant qu'ils soient
utiles et ne compliquent pas inutilement cette presentation.
(2)
> Devenons d'abord root si nous ne l'etions pas:
[...]
> Astuce: su sans argument = su root
> Ainsi, su tout seul donnera immediatement le prompt Password:
> On gagne du temps.
Il existe une variante, qui est de mettre un tiret apres su Cela a pour
effet de se retrouver dans une configuration identique a celle qu'on
aurait trouvee en se loguant root sous la console: en clair, on se
retrouve dans le repertoire /root (alors que sans tiret, le repertoire
ne change pas), et les fichiers d'initialisation de root (.login,
..bashrc, etc) sont lus.
[...]
(3)
> L'amarrage d'une station (disque dur, zip, cdrom) est egalement une tache
> de root. (Re)voici en detail:
>
> mount:
> Utilisation: accéder (monter) un disque dur, un cd ou une
> disquette
> Fonctionnement: mount -t <arguments> <device> <répertoire>
> Exemple: mount -t vfat /dev/hda1 /mnt/windaube
> mount -t vfat /dev/fd0 /mnt/floppy
> mount -t iso9660 /dev/cdrom/ /mnt/cdrom
> mount /cdrom/ (équivalent à la ligne du dessus, si une
> ligne existe dans /etc/fstab qui donne les paramètres par défauts)
Dans /etc/fstab, on peut specifier des options, par exemple
/dev/cdrom /cdrom iso9660 user,noauto 0 0
L'option user permet a n'importe quel utilisateur de lancer la commande
mount /cdrom
Il ne faut pas oublier l'option noauto, qui empeche l'amarage
automatique lors du demarrage.
Pour un CD-rom, il est aussi judicieux d'utiliser l'option ro (pour
read-only). La liste des options pour chaque type de periferique est
dans la page de manuel de mount
---
From: Denis Barbier <barbier@imacs.polytechnique...>
Date: Thu, 1 Mar 2001 14:10:24 +0100
Re: [CarrefourBLinux] edu: les commandes utiles pour root
On Thu, Mar 01, 2001 at 03:17:22PM +0100, Osvaldo La Rosa wrote:
> [...]
(4)
> > Il ne faut pas oublier l'option noauto, qui empeche l'amarage
> > automatique lors du demarrage.
> Une question:
> un ami voyant fan de RedHat et Mandrake m'a dit il y a longtemps qu'on
> pouvait faire en sorte que comme sous Win le cdrom soit "mounte" apres que
> tu aies ouvert et referme le cady, autrement dit, tu changes de cd, et il
> va le redetecter. Y a-t-il un danger de faire cela? (en principe non, je
> suppose, vu que le cdrom c'est du ro), et hmmm, si c'est vraiment
> realisable, faut-il modifier qq chose dans /etc/fstab et/ou ailleur? Quoi
> exactement?
il s'agit d'un patch du noyau appele supermount, utilise par RH et
Mandrake depuis quelques temps.
Il me semble toutefois que cette option n'est pas mise par defaut dans
toutes les configurations de ces distributions, parce qu'elle induit
certains problemes (que je ne connais pas, n'ayant que rarement utilise
cette possibilite).
Sur Debian, le package vold a l'air de faire ca aussi, mais en scrutant
a intervales reguliers le CD-rom pour detecter si un disque s'y trouve,
et le mounter.
Les interfaces graphiques comme KDE permettent en cliquant sur une icone
de lire directement le contenu du CD avec l'explorateur de fichiers,
parce que l'action de cliquer mounte le periferique (Mandrake).
Recompilé par O. La Rosa, le 01-03-2004.
Remis en page et publié le 30-11-2005.
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~~ Osvaldo La Rosa ~~ http://www.brlspeak.net ~~ GNU/Linux? 2B FREE ~~
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~~ No individual should be discriminated against on the basis of ~~
~~ disability in the full and equal enjoyment of the goods, services, ~~
~~ facilities, privileges, advantages, or accommodations of any place of ~~
~~ public accommodation (American Disability Act - 42. U.S.C. 12182[a]) ~~
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